Qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert ?

Description

Un implant correspond à un cylindre de petite taille et généralement en titane, qui est fixé dans l'os alvéolaire. Il remplace la racine d'une dent et offre ainsi une base solide pour une prothèse amovible ou pour une couronne. Il se comporte comme une vraie dent solide pour mastiquer.

Les implants remplaçant une dent absente sont en général constitués de 3 parties :

  • l'implant proprement dit qui est la fausse racine fixée à l'os par ostéo-intégration (l'os vient en contact intime avec l'implant) ;
  • le pilier qui est fixé sur l'implant par vissage ou emboîtement de type cône morse ;
  • la couronne, qui est scellée ou vissée sur le pilier ; cette couronne ressemble à une couronne classique que l'on place sur des dent délabrées.

Pourquoi remplacer les dents absentes ?

L'absence d'une ou de plusieurs dents entraîne une diminution du coefficient de mastication.

Il en résulte une difficulté pour s'alimenter qui peut avoir pour conséquence un affaiblissement de l'état de santé général.

Quant aux dents restantes, elles subissent l'intégralité des forces masticatoires pouvant entrainer leur mobilité. De plus, elles vont avoir tendance à s'incliner vers l'emplacement des dents absentes ou à égresser (s'allonger), ce qui rend leur traitement difficile. Sans traitement, des troubles articulaires et des usures dentaires peuvent apparaître.

D'où la nécessité de remplacer les dents manquantes.

Jusqu'à une époque récente, la seule façon de traiter les édentements consistait en la pose de bridges (pont dentaire) ou de prothèses amovibles.

De nos jours, les techniques implantaires permettent dans la plupart des cas d'éviter ce type de prothèse, et donc de respecter les dents saines voisinant les édentements.

Avantages et inconvénients

Taux de succès

Les taux de succès peuvent varier, en fonction de l'emplacement des implants, de l'état de l'os alvéolaire qui les supporte et de l'hygiène bucco-dentaire.

Les statistiques montrent un taux de succès de l'ordre de 97%. Avec un entretien correct et un suivi régulier, ce taux de succès est équivalent voire supérieur à celui des prothèses classiques. Le tabac peut diminuer ce taux de succès.

Les patients diabétiques, souffrant de maladies cardiaques, ou ayant reçu des doses de radiothérapie au niveau de la tête et du cou, doivent faire l'objet d'une étude, afin d'évaluer la faisabilité d'un traitement implantaire.

Étapes de mise en place

Une étude préimplantaire prendra en compte l'état général, les conditions locales, le volume osseux (souvent par réalisation d'un examen par imagerie 3D), la future prothèse, ...

La partie « racine » de l'implant est ensuite posée dans l'os alvéolaire. Cette partie de l'implant, généralement en titane, ressemble à une racine cylindrique ou conique de quelques millimètres de diamètre. Cette petite intervention chirurgicale se déroule généralement sous anesthésie locale, et peut avoir lieu au cabinet dentaire sous conditions d'asepsie particulières. Lorsque l'os cicatrise, il se fixe sur l'implant lui accordant un ancrage très solide. Cette étape d'ostéo-intégration prend quelques mois.

Lorsque l'ostéointégration est terminée, les piliers sont fixés sur les implants et une empreinte est effectuée.

Le laboratoire confectionne alors la prothèse qui sera ensuite essayée puis scellée à l'aide d'un ciment ou vissée sur les piliers.